Journal des Flottes
Autonomy se recentre sur les professionnels
18/07/2019 - Gredy Raffin

 

La quatrième édition du salon Autonomy marque le changement. Sous la houlette de son nouveau directeur, Pascal Melet, nommé le 1er mars 2019, le rendez-vous parisien du mois d'octobre a revu sa copie et se recentre sur le cœur des affaires, soit les segments BtoB et BtoG. Une reformulation qui voit disparaitre la journée dédiée au grand public. De trois jours, le salon passe donc à deux, les 16 et 17 octobre 2019.

 

"Nous voulons affirmer le statut de plateforme d'Autonomy, or le grand public constitue une cible différente, qui nécessite un message différent et requiert souvent des interlocuteurs différents au sein des entreprises. Il n'était donc pas rare de voir des stands désertés par les exposants, par manque d'intérêt", relève celui dont l'expérience en organisation de salon n'est plus à démontrer. Autonomy se cantonnera donc à la tenue de l'Urban Mobility Summit et à l'animation de l'espace d'exposition.

 

Six thématiques par pôle

 

Le sommet rassemblera plusieurs dizaines d'intervenants de tous horizons, parmi les plus hauts dirigeants des sociétés et organisations qui transforment la mobilité en ville. Les discours devraient être prospectifs et macroéconomiques. Quant à la partie salon, elle se réorganise par souci d'efficacité et de retour sur investissement des exposants. "On y traitera des sujets plus concrets et à plus court terme", promet Pascal Melet.

 

Six thématiques constitueront l'espace. La mobilité active, la mobilité partagée, la mobilité électrique, la mobilité autonome, la mobilité en entreprise et enfin, les données de connectivité. Le financement par les structures européennes fera également l'objet d'un traitement spécifique. Toujours est-il que les six sujets majeurs dessineront désormais la cartographie de la Grande Halle de la Villette (paris 19e). "Il y aura des tables rondes par thématiques, mais elles se tiendront au centre des différents pôles, explique Pascal Melet, pour que les visiteurs puissent rencontrer facilement les exposants associés".

 

Renault et Nissan sur la liste

 

200 sociétés environ tiendront un stand, lors de cette 4e édition. 8 000 visiteurs iront à leur rencontre selon les prévisions du directeur général d'Autonomy. "Nous souhaitons attirer plus d'étrangers et plus de décideurs publics, ce qui s'observe dans les premières ventes de tickets", commente Pascal Melet. Cette année, Polis Network, l'association des grandes villes, participera aux débats et a consenti à inscrire l'événement parisien dans son calendrier officiel des recommandations. Ce qui servira à convaincre les représentants internationaux à faire le déplacement.

 

La porte reste ouverte aux constructeurs automobiles, rappelle le directeur général. Les négociations vont bon train avec un autre constructeur disposant de plusieurs modèles électriques, rapporte-t-il, à titre d'exemple. Renault et Nissan n'ont pas tardé à signer pour renouveler l'expérience de l'an passé. "Ils n'ont pas toujours une vision claire des objectifs, nous travaillons souvent dans un esprit de co-constructions avec nos exposants", glisse le directeur général.  Une méthode qui a fait basculer BP, qui prépare l'après-pétrole.