Distribution
Quintess à la conquête des concessionnaires
12/04/2019 - Alice Thuot

 

3 mois : c’est le temps qu’il faut en moyenne pour qu’un assuré soit indemnisé par son assurance. C’est donc aussi le temps pendant lequel un sinistré se retrouve privé de sa mobilité, si son véhicule a été déclaré non réparable, volé, incendié ou victime d’une catastrophe naturelle. Une situation qui génère tant de frustration que dans la moitié des cas, l’assuré finit tout simplement par changer de prestataire... Un impact non négligeable pour ces assureurs, qui perdent ainsi 0,75 % de leur parc chaque année.

 

C’est dans ce contexte, que, pour accélérer le retour à la mobilité des sinistrés, Quintess propose depuis un an aux assureurs un service de conciergerie dont la mission est de jouer l’intermédiaire entre le client à la recherche d’un véhicule et les concessionnaires. "Nous ne travaillons qu’avec des professionnels, majoritairement des concessionnaires, mais aussi des mandataires et marchands VO", explique Jonathan Habersztrau, qui gère l’activité rééquipement chez Quintess. Parmi eux, des groupes de distribution d’envergure tels que Jean Rouyer, Amplitude, Altaïr, DBF, Sipa mais aussi Sofipel, Leaseplan via Carnext. D’autres distributeurs tels que BymyCar ou Lamirault-Schumacher devraient bientôt alimenter une base pour l’instant composée de 8 000 véhicules VO. 85 % des rachats concernent effectivement des VO.

 

Une dizaine de groupes de distribution référencés

 

"Nous couvrons actuellement environ 30 % de la demande des assurés, selon les critères de la situation géographique, la marque, le modèle et le prix", reprend le directeur de l’activité rééquipement. Pour atteindre les 80 % de couverture, Quintess vise un parc de 20 000 VO. "L’avantage pour les concessionnaires, c'est que nous leur apportons des clients sûrs de leur intention d'achat et avec un budget précis connu. Nous pouvons donc nous engager sur la valeur d'achat auprès d'eux", explique Jonathan Habersztrau. Pour chaque vente effectuée, Quintess récupère une commission de 300 euros, sur une transaction moyenne de 27 000 euros pour les VN et 12 000 euros pour les VO.

 

A l’heure actuelle, 3,5 millions d’assurés de six prestataires bénéficient de ce service de conciergerie, dont le coût est intégré dans leur contrat. S’il est encore trop tôt pour parler de taux de conversion, environ 25 % des clients sinistrés acceptent de bénéficier de ce service de concierge. L’année dernière, 12 000 assurés en ont bénéficié et les assureurs ont pu constater – sur un échantillon encore confidentiel toutefois – un taux de résiliation en baisse de 50 à 2 %.