Connectivite
Le véhicule autonome servira... à se détendre
13/09/2018 - Gredy Raffin

 

Près d'un automobiliste sur deux déclare attendre avec impatience l'arrivée des véhicules autonomes et notamment pour un usage de relaxation. Tel est le résultat d'une étude menée récemment par Oresys, via son réseau Cordence Worldwide, dans cinq pays, dont la France, l'Allemagne, les Etats-Unis, la Chine et le Japon. Tous pays confondus, lors d'un voyage seul à bord, la possibilité de dormir et de se relaxer est plébiscitée (47 %), juste devant celles de se divertir (40 %) et de se restaurer (38 %). L'hypothèse de faire du véhicule autonome un lieu de travail n'obtient que 36 % des suffrages, alors que la notion de "beauté, bien-être et fitness" arrive bonne dernière de ce classement avec 23 %.

 

Ce même classement change d'ordre lorsque plus de deux personnes s'embarquent dans un véhicule autonome. D'après l'enquête, le divertissement trône alors (64 %), suivi par la possibilité de travailler en réunion (61 %) si le trajet dure plus d'une heure. Autrement, la restauration (55 %) et la relaxation (41 %) figurent dans le haut du tableau des réponses. Une vision des consommateurs qui influe sur les équipements. Les sondés rapportent qu'ils privilégieront des configurations qui donnent la priorité à des sièges confortables pour se relaxer ou travailler (57 %) et permettant de voyager tranquillement (56 %).

 

Toutefois, les clients de véhicules autonomes rechignent à dépenser des fortunes. L'étude nous apprend en effet que la majeure partie des sondés évaluent à quelques centaines d'euros l'effort qu'ils sont prêts à consentir de faire. Seuls 5 % des participants sont prêts à passer la barre des 1 000 euros. Notons enfin que les automobilistes qui jugent passer trop de temps dans leur voiture se montrent plus enclins à débourser pour les fonctionnalités. En effet, 15 % seraient prêts à payer plus de 500 euros, contre 7 % pour les autres.