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La Mairie de Paris reçoit des candidats à l'après Autolib
12/06/2018 - Catherine Leroy

 

Si la guerre n'est pas encore officiellement déclarée entre la Mairie de Paris et le service Autolib de Bolloré, la situation de crise est tout au moins officielle. Alors que le contrat qui lie les deux parties prend fin en 2023 avec une perte cumulée de 293 millions d'euros, Anne Hidalgo, Maire de Paris, a commencé son tour de table pour un nouveau partenariat.

 

Lundi 11 juin 2018, de nombreux constructeurs et sociétés d'autopartage se sont rendus à l'Hôtel de ville parisien, à l'image de Renault, PSA, BMW, Volkswagen, Daimler, Drivy, Ubeeqo, Zipcar, Citiz, Communauto, Car2Go, Vulog, Zencarz, Sixt, Hertz et Clem'.

 

Pour ces professionnels, le potentiel de véhicules en autopartage pour la capitale s'élève au moins à 20 000 véhicules pour Paris intra-muros et la petite couronne, "ce qui pourrait permettre d'éviter au moins 120 000 véhicules personnels", selon le communiqué de la Ville.

 

"Ces initiatives seraient portées par les acteurs privés, sans fonds publics. La collectivité jouerait son rôle de régulation, par exemple en élaborant une charte de bonnes pratiques qui veillerait notamment au respect du partage de l'espace public et s'imposerait aux entreprises", poursuit le communiqué.

 

Une première rencontre qui ouvre donc les discussions pour le remplacement du service Autolib au cœur d'une polémique avec la Mairie de Paris. Malgré le succès commercial du service d'autopartage, l'échec économique ne peut être que constaté. Le nombre d'abonnés s'élève à 153 542, mais les pertes  se creusent pour atteindre un déficit estimé à 293 millions d'euros en 2023, date de la fin du contrat.

 

Selon l'accord signé entre le groupe Bolloré et le syndicat mixte qui réunit aujourd'hui 60 communes d'Ile-de-France, l'industriel doit prendre en charge le déficit à hauteur de 60 millions d'euros, mais les 40 millions supplémentaires annuels doivent être compensés par les communes adhérentes.